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Sélection d’ouvrages critiques

Le bonheur conforme

Essai sur la normalisation publicitaire

François BRUNE
Éditions de Beaugies

1985 (nouvelle édition augmentée)
266 pages
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Écrit en 1985, l’analyse de François Brune reste toujours aussi pertinente. Jamais l’oppression des publicités n’a été aussi forte, jamais la misère sociale n’a été aussi grande. L’appel au « bonheur conforme », à base de surconsommation, ne fait qu’accroître le nombre des frustrés. La prétendue « communication » publicitaire, qui contamine tous les discours publics, conduit au silence des citoyens. A l’ordre économique, qui multiplie les exclus, s’allie étrangement l’ordre publicitaire, chargé de nous les faire oublier.
En lisant cet essai, qui fait désormais figure de classique, le lecteur pourra mesurer à quel point les esprits sont modelés par cette publicité qui feint d’être un art, alors qu’elle est une idéologie.

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Contre les publicités sexistes

Éditions L’Échapée

Sophie Pietrucci, Chris Vientiane et Aude Vincent
2012
240 pages

La publicité exploite le corps des femmes pour susciter du désir, générer de l’envie, exacerber les frustrations et rendre le produit à vendre attirant. Soumise aux normes aliénantes d’une beauté stéréotypée, symbole du plaisir sexuel, ou encensant la ménagère passive cantonnée dans sa cuisine, l’image des femmes n’a jamais été autant instrumentalisée. Omniprésentes et conçues pour marquer les esprits, ces représentations modèlent notre imaginaire et participent à la construction des normes de genre : d’un côté, la féminité associée à la jeunesse, à la beauté et à la maternité et, de l’autre, la virilité à la force, à la puissance et à l’action. Loin d’être un art, tout sauf inoffensive – c’est-à-dire perçue au second degré par des consommateurs responsables –, la publicité véhicule les pires clichés sexistes et renforce la domination patriarcale.

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« L’Histoire leur donnera raison »

Collectif des déboulonneurs
InLibroVeritas
2012
87 pages

 

Le Collectif des déboulonneurs auto-édite un livre retranscrivant le procès des 8 et 22 octobre 2012 à Paris.

Procès de l’antipublicité ou de la publicité ? Jugez-en par vous-même en entrant dans la salle et en assistant à l’audience comme si vous y étiez. Au travers de seize bouches – juge, procureur, avocats, prévenus, témoins, soutiens –, c’est le problème entier de la publicité, tous aspects confondus, qui est ici posé. Au lieu d’un essai ennuyeux, voici un « débat » dont les acteurs, certains d’entre eux du moins, jouent leur avenir. Ici prend fin la dichotomie acte/paroles, puisque la parole se fait acte… à haut risque.

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De la misère humaine en milieu publicitaire

Comment le monde se meurt de notre mode de vie.

Groupe Marcuse
Éditions La Découverte

2004
142 pages

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Nous sommes chaque jour soumis à plus de sept mille messages publicitaires. Jusqu’où ira ce bombardement? En France, plus de vingt milliards d’euros sont investis par an en publicité – trente fois plus que le budget du ministère de l’Ecologie! Qu’y a-t-il de si décisif pour qu’on y consacre tant d’argent, de talent et d’énergie?
C’est que la croissance est indispensable pour entretenir la santé de l’économie. Or, on ne peut produire toujours plus de marchandises sans produire en même temps les envies qui permettent de les écouler. Les publicitaires sont chargés de nous inoculer ces envies. Non seulement on nous somme de participer à la production croissante de marchandises, mais avec la publicité, nous somme tenus d’en assurer l’écoulement, jusqu’à la nausée.
Il ne faut donc pas en rester à une critique moralisante des « excès » de la publicité. Il faut plutôt s’attacher à comprendre comment elle diffuse un mode de vie qui contribue à l’appauvrissement de la vie. Les excès si décriés apparaîtront alors sous leur jour véritable: les dernières percées d’une offensive qui, depuis trop longtemps, participe à la dévastation du monde.

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La parole manipulée

Philippe BRETON
Éditions La Découverte
1997
Les manipulations de la parole sont aujourd’hui devenues courantes dans les sociétés modernes. La démocratie, qui a placé la parole au centre de la vie publique, paraît menacée par la prolifération des techniques qui visent à nous contraindre, sans que nous nous en rendions compte, à adopter tel comportement ou telle opinion. La sensation diffuse de vivre dans un « univers menteur » n’est-elle pas à l’origine de formes nouvelles d’individualisme et de repli sur soi ? Toutes les méthodes de communication et de débat sont-elles bonnes dans un espace public qui se prétend démocratique ? Dans ce livre passionnant, Philippe Breton s’efforce de répondre à ces questions en décrivant les différentes techniques de manipulation qui saturent notre environnement, à partir de nombreux exemples pris dans les domaines de la politique, de la publicité, de la psychothérapie et de la communication. Proposant une analyse des faiblesses des sociétés modernes, il ouvre aussi quelques pistes pour redonner à la parole le rôle d’outil vivant de la démocratie. Il introduit notamment le concept original de liberté de réception, sans laquelle la liberté d’expression reste surtout la liberté des puissants. La parole manipulée a été couronné en 1998 par le prix de philosophie morale de l’Académie des sciences morales et politiques.

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On achète bien les cerveaux

La publicité et les médias

Marie Benilde
Éditions Raisons d’Agir
2007
160 pages

Trop souvent, l’omniprésence de la publicité dans les médias est acceptée avec un mélange d’agacement et de fatalisme. Mais connaît-on le coût d’une telle résignation ?

Il est élevé : une information altérée au profit d’intérêts privés, une télévision soucieuse de « vendre du temps de cerveau humain disponible », une presse soumise aux exigences des annonceurs…

Pourtant, la publicité se présente comme un art, une culture, une machine à rêves. En réalité, elle façonne des besoins de consommation, véhicule des stéréotypes, alimente la course au productivisme. Et, désormais, elle recourt aux neurosciences pour installer ses « marques » dans nos consciences. Ses agences milliardaires en ont fait un pouvoir financier ; ses conseillers en communication, un pouvoir politique ; son influence sur la presse, un pouvoir médiatique. Bien plus qu’une émanation superficielle de l’ordre économique, la « pub » en est un rouage essentiel.

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Propaganda

Comment manipuler l’opinion en démocratie

Edward BERNAYS
Éditions La Découverte

1928

«LE manuel classique de l’industrie des relations publiques », selon Noam Chomsky. Véritable petit guide pratique écrit en 1928 par le neveu américain de Sigmund Freud, ce livre expose cyniquement et sans détour les grands principes de la manipulation mentale de masse ou de ce que Bernays appelait la « fabrique du consentement ».
Comment imposer une nouvelle marque de lessive ? Comment faire élire un président ? Dans la logique des « démocraties de marché », ces questions se confondent.
Bernays assume pleinement ce constat : les choix des masses étant déterminants, ceux qui viendront à les influencer détiendront réellement le pouvoir. La démocratie moderne implique une nouvelle forme de gouvernement, invisible : la propagande. Loin d’en faire la critique, l’auteur se propose d’en perfectionner et d’en systématiser les techniques à partir des acquis de la psychalanyse.
Un document édifiant où l’on apprend que la propagande politique au XXe siècle n’est pas née dans les régimes totalitaires mais au cœur même de la démocratie libérale américaine. Texte présenté par Norman Baillargeon, philosophe, professeur à l’université du Québec à Montréal et auteur d’un Petit cours d’autodéfense intellectuelle, paru chez Lux en 2007.

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Désobéir à la Pub

Les désobéissants et Xavier Renou
Le passager clandestin
2009
64 pages

La publicité envahit tout, abîme les paysages, encourage la surconsommation, la frustration, l’ostentation, le sexisme, achète la liberté d’expression et limite celle de la presse. Face à ce totalitarisme soft, les actions légales ne suffisent plus à arrêter l’invasion. Découvrez l’action des militants antipub et les nouvelles formes de résistance qu’ils mettent en oeuvre pour désobéir à l’empire publicitaire.

Désobéir : des données pour comprendre, des arguments pour discuter, des conseils pratiques pour s’opposer.

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No Logo

La tyrannie des marques.

Naomi KLEIN
Éditions Actes Sud

2002
743 pages

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Aujourd’hui, le village est « planétaire », l’adolescence « mondiale » et la société de consommation dominée par les marques. Les espaces publicitaires traditionnels sont devenus trop restreints pour des logos frappés d’expansionnisme galopant. En plantant leurs drapeaux sur des territoires vierges, de toute publicité, en substituant au simple objet de consommation une image à valeur mythique, les multinationales n’ont pas seulement bouleversé les mentalités et les lois du travail, elles ont modifié l’économie de nombreux pays dans une course au profit qui bafoue sans scrupule les droits et libertés civils. Mais le nombre augmente de ceux qui prônent l’urgence d’une mobilisation vigilante, dénoncent les abus des grandes sociétés et réclament un partage plus équitable des bénéfices des multinationales.
Il es encore temps de dire non à la tyrannie des marques.

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Le Temps de l’antipub

L’emprise de la publicité et ceux qui la combattent.

Sébastien DARSY
Éditions Actes Sud

2005
235 pages

temps_de_lantipub2.jpg« Le temps de l’antipub est-il advenu? L’omniprésence de la publicité est de plus en plus critiquée. On lui reproche non seulement d’agir sur l’esprit et l’inconscient du consommateur, mais aussi d’influer la vie politique, culturelle et sociale.
Sébastien Darsy répertorie, maints exemples à l’appui, les multiples formes que revêt « la communication commerciale ». Il dresse également un panorama des différents mouvements antipublicité agissant à Paris et ailleurs. Qu’il s’agisse de mouvements pour sauvegarder le paysage, de collectifs indépendants ou d’altermondialistes déclarés, tous amorcent une prise de conscience essentielle et tentent de limiter l’influence publicitaire.
Pertinent et bien documenté, Le Temps de l’antipub, issu de plusieurs années d’observation, d’enquêtes et d’interviews sur le terrain, nous éclaire sur l’un des faits de société actuels les plus sujets à controverse. »

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De l’idéologie, aujourd’hui

François BRUNE
Éditions Parangon

2003 (nouvelle édition augmentée)
190 pages

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L’idéologie est omniprésente: dans les sophismes de l’image, le battage événementiel des médias, les rhétoriques du politiquement correct, les clameurs de la marchandise. Machine à produire du consentement, elle démobilise le citoyen en le vouant à l’ardente obligation de consommer, de trouver son identité dans l’exhibition mimétique, sa liberté dans l’adhésion au marché, et son salut dans la « croissance »…
C’est cela l’idéologie aujourd’hui: une vaste grille mentale, faussement consensuelle, qui prescrit à chacun de se taire dans son malheur conforme, et qui aveugle nos sociétés sur la catastrophe planétaire où leurs modèles socio-économiques entraînent les autres peuples.

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Les médias pensent comme moi !

François BRUNE
Éditions L’Harmattan

1997 (nouvelle édition augmentée)
217 pages

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L’individu moderne est dépossédé de lui-même par les médias. Un vaste discours anonyme parasite chaque jour sa pensée et sa parole. Il croit avoir des idées, et il ne fait que répéter les clichés à la mode. Il croit exprimer, et ses lèvres récitent les formules de tout le monde. Or, ce discours n’est pas neutre. Il forme une véritable idéologie, dont la finalité semble claire : dépersonnaliser le citoyen pour le soumettre aux impératifs de l’ordre socio-économique. Cet essai dépiste et analyse les signes révélateurs du discours anonyme, en nous et en hors de nous. Alors apparaissent les cohérences de cette idéologie ambiante qui, implacablement, vide l’être de lui-même pour l’emplir faussement, et à laquelle, opiniâtrement, doit s’opposer toute conscience qui revendique une parole personnelle, et donc, libératrice.

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Sous le soleil de Big Brother

Précis sur « 1984 » à l’usage des années « 2000 ». Une relecture d’Orwell.

François BRUNE
Éditions L’Harmattan

2000
168 pages

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L’homme est un animal de pouvoir collectif. C’est au sein de hiérarchies, de castes ou de classes qu’il légitime son désir d’écraser. C’est à l’abri des identités collectives qu’il s’offre les sombres plaisirs de l’intolérance majoritaire. Face aux pouvoirs qui nous menacent, ou qui nous tentent, l’auteur de 1984 nous engage au devoir d’irréductibilité. Demeurer rebelle reste le seul moyen de demeurer humain. Relisons Orwell…

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Le livre noir de la pub

Quand la communication va trop loin.

Florence AMALOU
Éditions Stock

2001
330 pages

livrenoir2.jpg« Une société de marché s’installe, chaque jour d’avantage. Pour certains, la publicité garantit la liberté démocratique puisqu’elle permet au consommateur de mieux choisir. Mais qu’en penser lorsqu’elle vise nos enfants, jusque dans les écoles ; lorsqu’elle fait croire à des maladies pour faire acheter des médicaments ; lorsqu’elle se glisse insidieusement dans les services publics ou la politique ; lorsqu’elle nous impose une vision du monde que nous n’avons pas choisie?
Censure, autocensure, tabous, interdits, manipulations, pressions…Chaque individu est exposé en moyenne à plus de mille messages commerciaux par semaine. Il est temps de prendre la mesure du matraquage qui nous rend apathiques. Cet ouvrage met en lumière la réalité souterraine de la publicité grâce à des enquêtes effectuées dans cet univers à la fois fascinant et tentaculaire, soutenu par de puissants réseaux.
La pub est là, elle fait partie de nos sociétés, obligeons-la à tomber le masque. »

La publicratie

Sommes-nous condamnés au mal publicitaire?.

Maurice PERGNIER
Diffusé par R.A.P.)

1995 (réimpression 1998)
107 pages

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« Il faut rendre grâce à l’auteur d’avoir écrit ce pamphlet. En effet, Maurice Pergnier n’hésite pas d’entrée de jeu à employer un vieux terme pour fustiger ceux qui se livrent à une « confiscation totalitaire de la parole », car la propagande commerciale procède d’une « conception totalitaire de la communication ». De sorte que depuis l’effondrement du stalinisme, sans vouloir faire de l’amalgame abusif, on peut se demander si le vrai totalitarisme actuel, qui s’abat à présent comme une avalanche sur le monde entier, n’est pas la nouvelle et redoutable propagande commerciale nommée « publicité ». »
Tico Jossifort, L’Ecole Emancipée, n°7, janvier 1995.

Attention, publicité !

Dossier de la revue Alternatives non violentes
été 1997
73 pages

ANV.jpg« Soupçonner les fondements idéologiques de la publicité, cela ne se fait pas. La preuve en est qu’aucun grand média n’entreprend cette tâche. Il est admis de critiquer en privé une affiche, de s’irriter face à une annonce, mais l’affaire en reste là. Celui qui touche à la publicité sera désigné comme un individu infâme. La publicité mensongère est interdite dans les pays occidentaux, mais rien n’est entrepris contre la manipulation publicitaire qui agresse subrepticement les sens et l’esprit. Ce n’est pas un hasard si le langage du marketing a repris bon nombre de mots provenant du langage militaire: cible, campagne, conquête, etc.
Le meilleur rempart contre la violence cachée du phénomène publicitaire est certainement le regain de l’esprit critique. Chacun des auteurs de ce numéro d’Alternatives non violentes y concourt dans le domaine d’investigation qui est le sien. »

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|offensive.jpg|[*Homo Publicitus*]
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_ Bimestriel de Casseurs de pub
_ 43 pages (dont 17 pour le dossier « publicité »)
_ 3 €
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« Un excellent dossier sur la publicité avec des articles du Groupe Marcuse, de F. Brune et d’autres invités en plus des contributions fouillées des animateurs de la revue. »

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|journaldecroissance.jpg|[*La Décroissance*]
_ Le journal de la joie de vivre.
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_ commander directement à http://www.casseursdepub.org
_ 2 €
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