Recouvrement d’affiches effectué le 7 février à Lille
À l’approche de la « Fête de l’Amour » la plus consumériste qui soit, la réputée Saint·e Valentin·e, et à l’occasion des rencontres nationales des groupes locaux de R.A.P., des activistes de plusieurs villes (Lille, Lyon, Antibes, Rouen, Toulouse, Paris…) ont dénoncé le sexisme dans la publicité, en détournant une vingtaine de pubs problématiques avant de les exposer « grimées » dans l’espace public à Lille.
Pour identifier le sexisme dans une publicité, on peut se poser trois questions :
1 – Cette personne est-elle sexualisée ?
2 – Cette personne est-elle plus mise en avant que le produit ?
3 – Remplacez cette personne/femme par un homme dans la même posture : ça vous fait bizarre ?
Si vous pouvez répondre « oui » à l’une de ces trois questions, c’est que la publicité que vous avez sous les yeux est sexiste !
Les personnes assignées femmes sont représentées comme des objets sexuels soumis au désir des hommes (majoritairement cisgenres et hétérosexuels). Par des positions (auto-contact, bouche entre-ouverte, jambes écartées), des cadrages (femmes-troncs, male gaze) et un vocabulaire souvent emprunté aux codes de la séduction, de l’humour avec des slogans sexistes, de la pornographie (souvent traduit en anglais pour en atténuer la violence), les publicités établissent une association entre la soumission des femmes au désir-pulsion des hommes et des produits et/ou moments quotidiens, ancrant ainsi la culture du viol dans la banalité, la normalité.
🔍Lire les rapports de l’Observatoire de la publicité sexiste de RAP 👉 https://antipub.org/rapport-sexisme-dans-la-publicite-francaise-2/







