Oct 07 2014

Biodégr’Ad dégrade le sol avec ses publicités

Dernier refuge des Parisiens qui souhaitent éviter le matraquage publicitaire, garder les yeux rivés au sol ne sera bientôt plus d’aucune aide. En effet, la publicité s’installe de plus en plus sur les trottoirs de la capitale, sous diverses formes. La peinture projetée est la plus courante, l’eau à haute pression (qui fait apparaître un message grâce au nettoyage de portions de trottoir) en est une autre. Toutes deux ont en commun d’être strictement interdites par le Règlement de la publicité et des enseignes de Paris (article P1.3.5).

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|Paris_Biodegrad.png|
|Capture d’écran du site « Acteurs du Paris durable »|

C’est pourtant sur le site de la mairie de Paris, dans la section consacrée aux Acteurs du Paris Durable, qu’est publiée une présentation élogieuse d’une entreprise qui pratique des marquages au sol à l’eau. Cette pollution visuelle est qualifiée de « Clean tag » (marquage propre) et l’entreprise n’hésite pas à qualifier son activité de « campagne écologique ». Il est parfaitement inacceptable que la ville de Paris donne pignon sur rue à cet exemple navrant de fausse démarche écologique (autrement appelée « écoblanchiment »). Espérons qu’une fois informée de son aveuglement, elle se montrera plus lucide, plus critique et plus cohérente dans le futur.

Il est à noter que cette régie publicitaire ne sévit pas seulement à Paris, et que d’autres régies de ce type existent partout en France. Ces marquages au sol, pour être légaux, doivent être autorisés par la mairie de la commune. En effet, l’article L581-24 du code de l’environnement oblige les personnes qui apposent des messages publicitaires à avoir une autorisation écrite du propriétaire de l’immeuble sur lequel ils sont apposés. Le trottoir est considéré comme immeuble.

Autant dire que dans l’immense majorité des cas, la publicité au sol est illégale. Une demande de retrait peut alors être faite à la mairie de la commune.

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