Lancement de l’Observatoire de la publicité sexiste 2

Le constat de la publicité sexiste

Résistance à l’Agression Publicitaire (R.A.P.), c’est 30 ans de lutte contre le système publicitaire et ses effets négatifs. C’est dans cette optique que l’association se lance dans le recensement et l’analyse des publicités à caractères sexistes, sous tous les formats qui existent en relançant l’Observatoire de la publicité sexiste : espaces publics, transports, télévision, radio, internet, mobiles, magazines, prospectus, etc..
 
Actuellement le seul organe de contrôle de la publicité est l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP). R.A.P. considère que l’ARPP est à la fois juge et partie car administrée par les représentant.es des professions publicitaires (annonceurs, agences, médias, régies et supports publicitaires). Ses règles en matière de sexisme et de respect de la personne sont consultables à cette adresse.
 
Le constat que nous faisons est que l’action de l’ARPP seule ne suffit pas à enrayer le sexisme dans la publicité.

Les objectifs de l’Observatoire de la publicité sexiste

Ce 08 mars 2022, R.A.P. relance l’Observatoire de la publicité sexiste. L’objectif est d’inclure la société civile dans le débat sur la régulation de la publicité, pour contre-balancer et compléter l’action de l’ARPP.
 
A travers une plate-forme collaborative en ligne, chaque citoyen.n.e pourra soumettre des exemples de publicités jugées sexistes, apparues sous différents supports, en France, pendant un an.

Ce grand recensement a déjà été effectué entre 2019 et 2020. Il a permis de produire un rapport d’analyse montrant que le sexisme est encore omniprésent dans la publicité. Ce rapport est disponible ici.

Il nous a permis de définir trois revendications permettant de l’éradiquer : a minima, l’interdiction des publicités sexistes dans la loi et la mise en place d’une instance de régulation indépendante permettant l’application de cette loi. A maxima, l’interdiction de représenter des corps humains et humanoïdes dans la publicité.
 
Nous relançons cette année l’OPS, afin de recueillir plus de contributions, et de continuer la réflexion entamée sur le sexisme et la publicité.

Alors à vous de jouer ! On attend vos contributions avec impatience

Accéder au formulaire


Genre ciblé

Le sexisme s’appuie sur des stéréotypes ou « clichés » affectant soit le genre féminin, soit le genre masculin.
 
Exemple de publicité ciblant le genre féminin :
Exemple de publicité ciblant le genre masculin :

Injonction à l’apparence

La publicité utilise aussi souvent différents types d’injonctions, pour susciter ou entretenir le besoin pour tel ou tel produit (injonction à la beauté, à la minceur, à la jeunesse, à l’épilation, à la musculation, etc.). Ces injonctions sont parfois très explicites, et souvent plus implicites.
Si votre publicité inclut une injonction à l’apparence, vous devrez spécifier laquelle.
 
Injonction à la beauté :
Injonction à la minceur :
Injonction à la jeunesse :
Injonction à l’épilation :

Injonction à la musculation :

Stéréotypes sexistes

Les stéréotypes sexistes sont des préjugés largement répandus dans la société, sur ce que doit être et/ou faire une personne dans différentes situations de la vie courante, en fonction de son sexe. Il peut s’agir d’un stéréotype de rôle (dans le couple, dans le foyer ou dans la société en générale), ou d’un stéréotype de posture et d’attitude (soumission / domination, violence, douceur, infantilisation, sujet-objet, etc.).
 
Violence, soumission, domination :

Réduction de la femme à une fonction d’objet :

Mâle dominant :

Rôles genrés :

Ressorts utilisés

Les publicitaires utilisent différents ressorts pour faire passer leurs messages de manière plus fluide. Ils jouent sur différents registres comme par exemple l’humour, l’érotisation ou la sexualisation du sujet,  ou même encore le blanchiment féministe, qui consiste à utiliser des valeurs féministes pour vendre à peu près tout et n’importe quoi.
 
« Humour » misogyne, sexiste :
Blanchiment féministe :
Sexualisation, érotisation :
 
Hypersexualisation des enfants :
 
Infantilisation du sujet :