Juil 31 2010

RAP@Toile N°94 – juillet 2010

R.A.P.-A-TOILE a pour vocation de faire connaître les diverses approches de la lutte antipublicitaire sans pour autant adhérer à toutes les opinions et idées d’actions formulées, dont elle laisse la responsabilité à leurs auteurs.


SOMMAIRE :
1 – LA PUBLICITÉ SAUVAGE DANS LE COLLIMATEUR DU FINISTÈRE – Par le Télégramme.com

2 – PUBLICITÉ ET ÉCRANS VIDÉOS DANS LE MÉTRO : LA RIPOSTE S’ORGANISE – Par R.A.P.

3 – TROUSSE À OUTIL CONTRE LA PUBLICITÉ DANS LE MÉTRO – Par R.A.P.

4 – REPRISE DES NÉGOCIATIONS DU RÈGLEMENT DE PUBLICITÉ À PARIS : UN ENJEU CAPITAL – Par R.A.P.

5 – COMMENT DÉPOLLUER PARIS DE LA PUBLICITÉ – Par R.A.P.

6 – LA PUB NUMÉRIQUE S’INCRUSTE DANS LE MÉTRO, LES ANTI-PUBS RÉAGISSENT – Par lesnouvellesnews.fr

7 – QUAND L’INFRACTION S’AFFICHE – Par Politis

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1 – LA PUBLICITÉ SAUVAGE DANS LE COLLIMATEUR DU FINISTÈRE – Par le Télégramme.com

Lancée dans le Nord Finistère, l’opération «routes propres» du préfet va se généraliser. À l’initiative de la Deb, les maires bigoudens planchent déjà sur le sujet.

Tous ne semblent pas illégaux. Et pourtant, les panneaux publicitaires qui fleurissent le long des principaux axes de circulation s’apparentent souvent à de la publicité sauvage. Il y a trois ans, l’association de Défense de l’environnement bigouden (Deb) s’en était ému auprès des maires et du préfet. «Trois ans plus tard, ça n’avance pas, même si le nettoyage réalisé du côté de Kermaria est spectaculaire», peste André Savina, son président. Il juge le plan triennal, annoncé par le préfet, comme trop long. Et plaide pour la répression: «Qu’on fasse respecter la loi».

Premiers courriers

C’est bien la volonté affichée par la municipalité de Pont-l’Abbé. La commune n’est pas la plus touchée du Pays bigouden. Une vingtaine de préenseignes estimées illégales sur la quarantaine recensée. «Il y a un peu plus d’un an, nous avons adressé un courrier aux commerçants concernés. Seuls quatre ou cinq commerçants ont enlevé leur panneau», explique André Paubert, l’adjoint au maire en charge de l’urbanisme. Un rappel sera fait à la rentrée. Cette fois en donnant un délai aux contrevenants. Ils s’exposent, d’après André Savina, à une amende de 750 €, puis à 3.750 € supplémentaires en cas de non-respect de l’injonction.

«Un casse-tête»

La démarche est similaire à Plomeur comme à Combrit. Jean-Claude Dupré, le maire de Combrit dit «s’inscrire complètement dans la démarche du préfet». Mais la lutte contre la publicité sauvage apparaît comme un «casse-tête» pour le maire qui se sent quelque peu désarmé. «Les choses seraient plus claires si nous avions davantage de prérogatives. On aurait de meilleurs résultats», poursuit-il. Pas question de renoncer. Malgré une réglementation aux nombreuses exceptions et malgré la jurisprudence, «les choses doivent changer. On peut admettre le besoin de communication, mais l’équilibre ne doit pas se faire au détriment de l’environnement et de la sécurité routière», poursuit Jean-Claude Dupré. Il entend mettre l’accent sur le secteur du Lannou.

Zones de publicité

Un sentiment que Michel Canevet dit partager. Le maire de Plonéour-Lanvern est le premier concerné. Avec une centaine de panneaux, «dont la quasi-totalité installée de façon illégale», la commune fait figure de point noir. Deux ans après sa création la commission locale planche sur un règlement local de publicité. Il devra définir les zones dans lesquelles les préenseignes pourront être autorisées. Une difficulté à laquelle Marcel Garrec, d’adjoint à l’environnement de Plomeur, se dit confronté: «On nous demande de créer des zones de publicités. Pour la commune, cela représente cinq terrains. Ça semble compliqué à mettre en oeuvre». La Deb devra donc encore patienter pour voir les panneaux illégaux disparaître. À moins qu’elle ne juge la démarche trop lente. Son président envisage d’ailleurs de saisir le parquet de Quimper.

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2 – PUBLICITÉ ET ÉCRANS VIDÉOS DANS LE MÉTRO : LA RIPOSTE S’ORGANISE – Par R.A.P.

L’installation d’écrans vidéos publicitaires de grande taille (160x90cm) dans les couloirs du métro et du RER à Paris démontre une nouvelle fois la mentalité déplorable de la R.A.T.P. et de sa régie publicitaire Métrobus, toujours prêts à matraquer d’avantage les usagers, sans concertation, et « pour quelques euros de plus ». Des citoyennes et des citoyens, usagers du métro, décident de réagir.

Sans la moindre concertation avec les usagers, on nous impose une nouvelle forme d’agression publicitaire dans le métro. A l’heure où 78% des français jugent la publicité « envahissante » et plus d’un sur deux la juge carrément « agressive » (sondage IPSOS 2007), il serait plus responsable d’ouvrir enfin le débat sur la place de la publicité dans les transports en commun.

Concernant la R.A.T.P., la publicité telle qu’on la connaît – omniprésente, agressive, polluante – rapporte moins de 2% du budget annuel. Comment justifier dans ces conditions qu’on en rajoute encore dans l’arsenal agressif destiné à capter le fameux « temps de cerveau disponible » ?

Les nouveaux écrans publicitaires des couloirs des métros et RER sont très agressifs (images animées, rythme relevé, forte luminosité…).

Ils ont en outre été conçus pour abriter des dispositifs de « mesure d’audience » : en fait une caméra vidéo et des ordinateurs capables d’analyser les réactions des passants, d’acquérir des données à leur sujet – âge, sexe, faciès, tenue vestimentaire, etc. -, et d’adapter les messages publicitaires au public concerné…

Ils sont également conçus pour envoyer directement des messages publicitaires via la technologie Bluetooth aux téléphones portables des passants.

Enfin, leur fabrication comme leur fonctionnement sont très polluants. Ainsi, chaque panneau consomme environ autant d’électricité que trois familles françaises moyennes (hors chauffage électrique).

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3 – TROUSSE À OUTIL CONTRE LA PUBLICITÉ DANS LE MÉTRO – Par R.A.P.

Pour que chacune et chacun, citoyenne, citoyen, usagers, ne devienne pas qu’un mouton à tondre ou un cerveau produisant du temps disponible pour la publicité, et puisse au contraire prendre part à la vie qui nous entoure, nous proposons du matériel permettant de répondre sans dégradation ni violence à l’agression publicitaire dans les transports en commun.

Face au peu d’attention qu’accordent les médias aux mouvements antipublicitaires – et aux mouvements civiques et militants de manière générale dès lors qu’ils remettent en cause les grands de ce monde -, il nous faut reposer sur nos propres forces et nos propres réseaux pour faire évoluer la société.

Chacune et chacun d’entre nous peut contribuer à une mobilisation qui permettra de faire tomber les Goliath publicitaires. En agissant à son niveau et en faisant savoir à ses proches, à ses réseaux, que les petits David s’organisent et peuvent faire tourner très vite la fronde.

Vous trouverez à télécharger ici, dans la trousse à outil qui sera complétée régulièrement, les documents suivants (mode d’emploi plus bas pour chacun) :
1- le dépliant de sensibilisation à la question de la publicité dans les transports en commun.
2- une affiche reprenant une partie de l’argumentaire et destinée à servir le droit de réponse pris directement sur les supports publicitaires eux-mêmes.
3- une affichette poétique « Camarade afficheur »

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4 – REPRISE DES NÉGOCIATIONS DU RÈGLEMENT DE PUBLICITÉ À PARIS : UN ENJEU CAPITAL – Par R.A.P.

Communiqué de presse du 30 juin 2010

Les associations demandent à être entendues.

La première réunion du groupe de travail chargé de la révision du règlement de publicité de Paris se réunit le 1er juillet 2010.

Injustement exclus de ce groupe de travail, nous affirmons constituer un contre-pouvoir essentiel, face aux lobbies des afficheurs et des annonceurs publicitaires, déjà très présents et puissants.

Nous demandons à être reçus par l’ensemble des membres du groupe de travail, afin d’exposer nos propositions et d’éclairer les élus et les services administratifs sur les enjeux de ce règlement en matière de paysage et d’environnement urbain.

Paris représente à ce titre un enjeu considérable, car cette ville fait office de vitrine nationale et internationale.

Ce sont les raisons pour lesquelles nous voulons pour Paris un règlement ambitieux et réellement protecteur de l’environnement. En particulier, nous restons vigilants pour :
– qu’on ne revienne pas sur les acquis obtenus en 2007, lors du projet de RLP
– que les erreurs de la loi Grenelle 2 soient rattrapées, notamment en ce qui concerne le micro-affichage, les bâches géantes et la publicité lumineuse.

Résistance à l’Agression Publicitaire – Paysages de France – Les Déboulonneurs – Agir pour l’Environnement

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5 – COMMENT DÉPOLLUER PARIS DE LA PUBLICITÉ – Par R.A.P.

RAP n’étant pas invitée à participer à l’élaboration du RLP de Paris, nous nous sommes permis d’envoyer aux élus membres nos revendications sur l’affichage publicitaire.

Madame, Monsieur,

La France est réputée pour être la mauvaise élève de l’Europe, voire du monde, en matière de pollution visuelle par l’affichage. L’affichage publicitaire représente en France 12,5 % des dépenses des publicitaires, mettant notre pays au premier rang mondial pour ce média (4 % aux USA, 3,4 % en Allemagne).

Or, il est important de souligner deux phénomènes. D’une part, la publicité prend une part croissante dans nos sociétés suscitant des réactions de plus en plus négatives de la part de nos concitoyens. Selon un sondage Ipsos datant du 13 novembre 2007, 79% des français jugent la publicité envahissante et 58% agressive. D’autre part, de plus en plus de villes dans le monde bannissent les panneaux publicitaires de leurs villes pour des raisons esthétiques et d’amélioration du cadre de vie. Des villes ou des états comme Sao Paulo, Le Vermont, Le Maine, Hawaï, l’Alaska ou Bergen interdisent totalement l’affichage publicitaire.

Notre association, une des pionnières de l’antipublicité, a pour vocation dans ses statuts, « de lutter contre les effets négatifs, directs et indirects, des activités publicitaires sur l’environnement et les citoyens. » En particulier, nous avons inscrits, dans nos actions et réflexions, la lutte contre la « pollution paysagère et du cadre de vie ».

Ainsi, nous avons, depuis une dizaine d’années, dénoncé les abus de l’affichage publicitaire, tout en participant activement à la réflexion, avec d’autres associations, sur les problèmes d’application et les limites de la loi sur l’affichage de 1979. A ce titre nous avons activement participé aux premières discussions sur le RLP de Paris ainsi qu’à l’atelier du Conseil National du Paysage en 2009 et aux discussions autour de la loi Grenelle de l’environnement.

A l’occasion de la ré-ouverture des négociations du Règlement Local de Publicité de Paris, vous trouverez ci-dessous nos revendications prioritaires, qui constituent à nos yeux les mesures importantes et ambitieuses pour un Paris dépollué de la publicité.

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6 – LA PUB NUMÉRIQUE S’INCRUSTE DANS LE MÉTRO, LES ANTI-PUBS RÉAGISSENT – Par lesnouvellesnews.fr

La publicité numérique prend ses aises dans le métro parisien. D’ici à la fin de l’année, les couloirs du métro abriteront 400 écrans vidéo de grande taille. Les anti-pubs, qui avaient contribué à repousser d’un an l’implantation de ces écrans publicitaires futuristes, organisent – à nouveau – la riposte et comptent sur les élus pour s’opposer au « bourrage de crâne » des usagers des transports franciliens.

La publicité sur écran digital. L’apparition de ces supports futuristes dans le métro parisien, début 2009, avait fait des vagues. Plusieurs associations anti-pub avait alors saisi la justice contre l’installation des écrans par la RATP et sa régie publicitaire, Métrobus.

Les associations mettaient en cause leur technologie intégrée, qui permet de recueillir des données sur les usagers passant devant ces écrans (comme le nombre de personnes regardant le panneau et le temps durant lequel le visage regarde la publicité). Une intrusion inacceptable dans la vie privée, arguaient les associations. (1)

Mais la justice a rejeté leur recours ; dans le même temps, la CNIL rendait, en avril 2009, un avis mi-figue mi-raisin. Elle relevait que le système n’enregistre pas les images des personnes filmées. Mais les données statistiques utilisées peuvent être elles-mêmes considérées comme des données personnelles, et la commission s’estimait dès lors compétente « à examiner la pertinence des données collectées et à s’assurer du respect des droits ».

La position de la CNIL comporte des zones d’ombres, renchérit Charlotte Nenner, la présidente de l’association RAP (Résistance à l’agression publicitaire). L’association est en contact avec la commission, et lui a adressé une série de questions : considère-t-elle comme acceptable, par exemple, que les dispositifs de ces écrans puissent déterminer le sexe ou l’âge d’une personne ? Les réponses se font encore attendre.

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7 – QUAND L’INFRACTION S’AFFICHE – Par Politis

La France détient un record d’illégalité en matière de panneaux publicitaires. Malgré quelques victoires sporadiques, on est encore loin des décisions d’interdiction totale prises par endroits dans le monde.

Une de moins, et pas la ­moindre ! La monumentale enseigne « Carrefour » qui défigurait (avec d’autres) l’entrée sud de Cahors n’est plus. La direction de l’hypermarché s’est résignée à la démonter, après que le préfet eut été saisi par l’association Paysages de France, qui lutte contre la pub défigurant l’espace public. Il aura fallu quand même attendre deux ans et demi après la saisine du préfet.

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