Action contre les écrans espions du métro

A l’appel du collectif d’associations engagées contre les écrans espions du métro parisien, une action de démonstration ludique du procédé de « flicage » publicitaire s’est déroulée devant la Maison de la RATP.

Armés d’une caméra dissimulée derrière un panneau publicitaire, et reliée à un ordinateur, les représentants de RATPub, de Majority Pourri, ont « filmé » et analysé les passants, comme le feront à grande échelle les écrans espions s’ils sont implantés dans le métro parisien.

Costumes, lunettes noires et oreillettes étaient de mise pour mettre en scène la nouvelle politique de service publicitaire de la RATP : la technologie au service d’intérêts privés.

A l’issue de cette action, David Sterboul et Nicolas Hervé, de R.A.P. ont été reçus par une représentante de la Direction de la RATP. Sans surprise son discours montrait une absence totale de prise de conscience du problème publicitaire, laissant au marché le soin de décider de l’intérêt des écrans de pub ! A suivre.


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Tract distribué :

Pub dans le métro : la RATP vend nos cerveaux aux annonceurs

La RATP et sa régie publicitaire Métrobus sont sur le point de déployer, sur les murs du métro, 400 écrans ACL (affichage à cristaux liquides) diffusant en boucle de la publicité animée. Quatre écrans sont déjà actifs à la station Etoile. Processus enclenché sans aucune concertation, et au mépris de nombre d’usagers et d’associations qui souhaiteraient au contraire une réduction de la pression publicitaire.

L’intégration de nouvelles technologies dans ces dispositifs pose par ailleurs de graves problèmes de libertés et de santé publiques : vidéo-espionnage, étude des passants à des fins publicitaires, électro-pollution des ondes Bluetooth…

Nouvelles atteintes aux libertés publiques

Des caméras dissimulées dans les écrans permettent de mesurer le nombre de personnes qui passent, et analysent les visages afin de détecter quel élément des images a retenu leur attention, pour constater de manière précise l’efficacité des publicités. Ces caméras-capteurs sont aussi capables de cibler les individus, en identifiant l’âge et le sexe des personnes réceptives à chaque campagne.

Le tout… à l’insu des citoyens ! Ceci n’est pas une plaisanterie !
Un tel procédé est-il moralement acceptable ? Est-il simplement légal ?

Dangers sanitaires de l’électro-pollution par le Bluetooth

Par ailleurs, ces panneaux pourraient à terme envoyer des publicités sur les téléphones mobiles des voyageurs, via le Bluetooth. Or, cette technologie est actuellement dans le collimateur des experts, à cause des risques liés à l’Electro Hyper Sensibilité (EHS), pathologie officiellement reconnue dans de nombreux pays européens. Ce nouveau dispositif, potentiellement dangereux (notamment pour les enfants et les personnes électro-sensibles), est d’autant plus scandaleux que de récentes études internationales, validées notamment par l’OMS et le Parlement européen, dénoncent le risque sanitaire des technologies sans fil.

Alors que la RATP refuse à ce jour de répondre à nos sollicitations, nous demandons le retrait définitif de ces écrans, et la tenue d’un débat public sur la place occupée par la publicité dans le métro parisien.

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