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Genèse, naissance et enfance de R.A.P. (chronologie)

(FB=François Brune, YG=Yvan Gradis, RM=René Macaire, BPD=Bertrand Poirot-Delpech, PR=Philippe Riché)

 

1990

 

1er janvier – Naissance du Publiphobe, envoyé par YG à plus de cent personnes, dont FB (qu’il ne connaît pas personnellement).

19 janvier – 1re lettre de FB à YG, en réaction au Publiphobe n° 1. Dans cette lettre, FB conseille à YG d’envoyer sa feuille aux Réseaux-Espérance dont il lui donne l’adresse (en fait celle de PR), car, dans le dernier numéro de leur bulletin (n° 42-43), figure un appel à boycotter les produits vantés par une publicité dégradante.

17 avril – 1re lettre d’YG à BPD, avec envoi du Publiphobe n° 1. On avait attiré l’attention d’YG sur certains articles de BPD dans Le Monde, à forte tendance antipublicitaire.

30 avril – 1re lettre de BPD à YG, en réaction au Publiphobe n° 1. « Nos réactions se rejoignent. Cette conjonction me rassure […] La résistance dépend entièrement de refus individuels comme les nôtres. »

 

1991

Début janvier – Avec un an de retard, YG envoie Le Publiphobe n° 1 (sic) aux auteurs de l’appel antipublicitaire : RM, PR (et quelqu’un d’autre).

28 janvier – 1re lettre de RM à YG, après lecture du Publiphobe n° 1. RM, qui habite Poitiers, propose une rencontre en petit comité pour le 7 mars suivant à Paris.

7 mars – Première rencontre (dans un restaurant chinois, rue de la Verrerie), entre YG d’une part, et RM et PR de l’autre. Très bonne entente entre YG et RM. PR semble plus réservé quant au discours d’YG, mais ce n’est peut-être qu’une apparence…

27 mars – RM écrit à YG pour lui proposer une nouvelle rencontre à Paris en mai suivant. Objectif : jeter les bases d’une « action culturelle de grande ampleur à la Gandhi ».

3 juin – Première visite de RM à YG, à Boulogne-Billlancourt. Échange passionné de deux ou trois heures. Il est décidé de mettre sur pied, pour l’automne prochain en région parisienne, une réunion longue où se rencontreraient le public du Publiphobe et celui des Réseaux-Espérance pour parler publicité. Rendez-vous est pris pour le 19 octobre.

19 octobre – Réunion sur le conditionnement publicitaire, à la Maaform (Pantin, Seine-Saint-Denis), institution liée aux Réseaux-Espérance. Une vingtaine de personnes autour d’un cercle de tables. Chacun s’exprime en profondeur. À la fin de la journée, on a le sentiment de ne s’être pas encore tout dit ! On se reverra donc. Et l’on préparera également un appel collectif en direction du grand public. Le soir même, BPD appelle YG pour avoir des nouvelles de la réunion, à laquelle il serait venu s’il ne s’était trompé d’adresse…

23 octobre – Article de BPD dans Le Monde. Le Publiphobe est mentionné, ainsi que son adresse.

Fin octobre – YG (alors professeur) passe l’essentiel des vacances de la Toussaint à répondre à l’avalanche de courriers suscités par l’article de BPD : plus d’une centaine de lettres reçues en deux ou trois jours ! Autant de personnes qui reçoivent Le Publiphobe n° 9.

 

1992

 

15 février – Deuxième réunion sur le conditionnement publicitaire, toujours à la Maaform (Pantin). Une vingtaine de personnes autour d’un cercle de tables. Parmi elles, plusieurs nouveaux lecteurs du Publiphobe, entrés en contact avec YG grâce à l’article de BPD (par exemple Michaël Löwy, Maurice Pergnier). Et BPD lui-même, qui cette fois ne s’est pas trompé d’adresse ! La réunion dure toute la journée, on déjeune même tous ensemble dans un bistrot de Pantin. Le projet d’appel, issu de la réunion d’octobre et mis en forme par les principaux animateurs (surtout RM), est discuté. On décide aussi de créer une association en juin suivant.

26 février – Chez YG, rédaction quasi définitive de l’appel, ainsi que du projet de statuts de la future association, avec FB, RM et PR.

Printemps – Diffusion massive de l’appel (plusieurs centaines d’exemplaires), sous la forme d’un livret (format A5) d’une dizaine de pages, intitulé La Publicité en cause, appel à la résistance. Y est jointe une convocation pour l’assemblée générale constitutive de la future association.

20 juin – Assemblée générale constitutive, le matin, à la Maaform. Une trentaine de personnes sont présentes, notamment tous ceux dont il est question depuis le début de cette chronologie. Cette fois, les sièges sont disposés en rangs devant une « tribune » à laquelle prennent place les animateurs. Après une discussion générale sur les objectifs de l’association, l’adoption des statuts, le choix du nom « Résistance à l’agression publicitaire » et l’élection du conseil d’administration (dix personnes), celui-ci désigne sur-le-champ le premier bureau de R.A.P. (président : YG, secrétaire : Anne Dejachy, trésorier : Jean-Claude Malarre). L’association sera domiciliée à la Maaform et aura pour numéro de téléphone celui d’YG, déjà sacrifié pour Le Publiphobe

24 juin – Article de BPD dans Le Monde. R.A.P. est mentionnée, ainsi que son adresse.

Fin juin, début juillet – YG (en liaison avec d’autres) rédige et met en forme le texte fondateur destiné au tract de présentation de R.A.P.

1er juillet – Le bureau de l’association au grand complet dépose les statuts et ouvre le compte bancaire, respectivement à la préfecture et à la poste de Bobigny, dont Pantin dépend.

23 octobre – Chez YG, première réunion (un peu à l’étroit !) du conseil d’administration. Aucun absent !

Mi-novembre – Démission de la secrétaire générale, pour des raisons à la fois personnelles et professionnelles (éloignement de Paris).

Décembre – Choix du titre de R.A.P.-Échos et préparation du premier numéro.

 

1993

Début janvier – Naissance de R.A.P.-Échos .

30 janvier – Première réunion publique de R.A.P., à l’Ageca (Paris). Une soixantaine de personnes se succèdent au cours de la journée, entre autres BPD, lequel a réussi à faire annoncer la réunion dans Le Monde. À la fin de la journée, quelques membres de R.A.P. se retrouvent dans un café. Il est décidé de se réunir le 9 de chaque mois, à partir d’avril.

9 avril – Première « réunion du 9 » (il y en aura plus de quarante consécutives jusqu’en 1997 !) : neuf personnes se retrouvent à Confluence (bd de Charonne, Paris).

30 juin – Première action-cinéma, à Paris, avec onze militants.

21 juillet – Article de BPD dans Le Monde, relatant l’action-cinéma (dont il a eu le récit dès le lendemain). L’adresse et le téléphone de R.A.P. sont cités.

10 octobre – Mort de RM, six jours avant l’assemblée générale de R.A.P.

22 décembre – Première action-Père Noël, à Paris.