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Nantes – Johanna Rolland, Nantes en confiance

Réponse reçue le 11 mars 2020 :

Madame, Monsieur,
 
Dans le cadre des élections municipales, vous m’interrogez sur la place de la publicité dans la ville.
 
A l’heure où la question de la transition énergétique ne doit plus faire débat et où la publicité peut être vécue comme une agression, il me semble indispensable de questionner la place de la publicité sur l’espace public. Ces questions devront notamment trouver toutes leurs réponses dans le nouveau Règlement Local de Publicité Métropolitain qui sera définit dès le début du mandat.
 
Comme je m’y suis engagée dans mon programme, je souhaite réduire la place de la publicité dans la centralité métropolitaine et une réduction forte de la publicité lumineuse. Il s’agira donc de réduire la surface des écrans numériques mais également les dispositifs publicitaires consommant de l’électricité.
 
Concernant l’extinction des lumières des enseignes et des publicités, je pense qu’il faut renforcer le contrôle pour davantage faire respecter cette obligation. En ce qui concerne le mobilier urbain, cette mesure sera à étudier dans le cadre de la nouvelle réglementation qui sera mise en place.
 
En ce qui concerne, l’utilisation de système de mesure automatique de fréquentation, je suis attachée à ce que ce type de dispositif ne soit pas déployé sur la ville.
 
Enfin, concernant la règle de densité plus restrictive pour la publicité extérieure, elle sera à négocier dans le cadre du nouveau RLPm. Elle sera un des critère qui pourrait participer à l’objectif global de réduction de la place de la publicité sur l’espace public. Cette réduction pourrait également passer par la suppression de la publicité sur les véhicules. Mais il me semble impossible d’interdire toute publicité sur l’ensemble des véhicules et notamment les voitures de commerciaux. En revanche, je demanderai à la SEMITAN d’étudier la suppression de la publicité sur les tramways et bus, avec la possibilité de préserver la publicité pour des événements culturels, associatifs ou de l’information institutionnelle.
 
En deuxième point, vous m’interrogez sur les contrats publicitaires. Comme vous le rappelez, ces contrats courent sur plusieurs années, dont celui  signé avec JC Decaux en 2017. Nous ne sommes pas dans la même situation que Grenoble qui a fait le choix de ne pas renouveler son contrat en 2014, alors qu’il arrivait à terme et qui a maintenu celui passé avec le Syndicat Mixte des Transports. La résiliation du contrat entre JC Decaux et Nantes Métropole aurait un impact financier trop important en remettant en cause certains aménagements de l’espace public prévu dans ce contrat. Pour autant, si nous voulons réduire la place de la publicité, ce contrat devra être renégocié au regard des orientations prises dans le cadre du RLPm.
 
Concernant le respect de la loi sur le paysage, il est en effet parfois difficile de faire respecter cette réglementation. Mais comme je l’ai fait sur ce mandat, je continuerai à lutter contre toute publicité éphémère, notamment sur le sol, qui est systématiquement effacée avec rappel à l’ordre de l’entreprise ayant effectué le marquage.
 
Enfin, concernant les stop-pubs, ceux-ci sont déjà massivement distribués en même temps que le calendrier de distribution de sac poubelle, chaque année et à disposition dans chaque mairie de la Métropole.
 
L’élaboration du Règlement Local de Publicité Métropolitain sera une étape importante du début du prochain mandat. Je souhaite que cette démarche soit la plus ouverte possible dans le cadre réglementaire imposé. Je sais pouvoir compter sur votre engagement pour participer à ces travaux. 
 
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.
 
Johanna Rolland